Sabzian

Un flic (Jean-Pierre Melville, 1972)

Wednesday, July 26, 2017 - 21:00 to 22:45
Cinematek (Ledoux), Brussels

 

“The only feelings mankind has ever inspired in policemen are those of indifference and derision...” 

« Les seuls sentiments que l’homme ait jamais été capable d’inspirer au policier sont l’ambiguïté et la dérision… » 

François-Eugène Vidocq

 

“Melville transformed the American Crime Film into a uniquely stylish series of existential crime and police procedurals. Every iconic American cliché is retooled as a stylized signifier. And plenty of Americans borrowed back. I’m guessing Michael Mann’s Heat is a version of Un flic. Walter Hill, Scorcese and Tarentino all owe him a debt.”

Robin Menken

 

Un flic apparait bien comme une œuvre tout à fait spéciale, et hantée par une idée terminale, celle de la mort. Le cinéaste y livrait non seulement sa dernière approche maniériste, poussée à l’extrême il est vrai, mais aussi son dernier regard sur la vie fantasmée de ces personnages devenus l’ombre d’eux-mêmes. Car Un flic parle de cela, constamment, à chaque instant, tapi dans tous les coins de son récit. Le scénario est réduit à sa plus simple expression, recentrant ses efforts autour d’un nœud diégétique ramassé et dégraissé de toute part, ramenant dès lors la durée du film à 90 minutes à peine. Durant tout ce temps, Melville reproduit un schéma qu’il connait et maîtrise à la perfection : des hommes se livrent à un casse mémorable pour enfin trouver la mort dans leur ultime confrontation avec la police. Rien de plus. Mais tout est ramené à sa fonction première, son idée fixe : faire du cinéma, créer le spectacle total, enlever à ses personnages toute épaisseur humaine. Pour la seule fierté de faire du pur divertissement, du pur cinéma.”

Julien Léonard

 

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