screening
FILM
Babel - Lettre à mes amis restés en Belgique
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380’

Lettre à mes amis restés en Belgique is the first part of Babel, Boris Lehman’s autobiographical film diary with encyclopaedic ambitions. About to embark on a voyage to Mexico in the footsteps of Antonin Artaud, the filmmaker wanders the streets of Brussels to meet the friends he is leaving behind. Through his encounters with the city and its inhabitants, he paints a picture of Belgium as a modern-day Babel.

 

« Ma vie est devenue le scénario d'un film qui lui-même est devenu ma vie. »

Boris Lehman1

 

“To film my life, or rather to live by filming: that was my motto and my poetics when recording Babel – which lasted for ten years – a motto that has echoed on in my other films. The confusion or even fusion of what you experience and what you film obviously renders any notion of norms, genres or duration obsolete. My films are neither short nor long. They are neither documentaries nor fiction films. They form one and the same film, a unique film, a film diary written day by day, by small pieces and accumulated crumbs (my motto: 'a little every day').”

Boris Lehman2

 

« Si ce film est centré, comme à l’habitude, sur son auteur, il lui échappe totalement en définitive : l’intime devient fiction, l’égotisme devient romanesque. Babel est un exemple très remarquable de cette métamorphose d’un documentaire sur soi, autrement dit d’un journal intime filmé, en un récit imaginaire absolu. Boris Lehman interprète un personnage qui se nomme Boris Lehman. Et cela n’est pas de la rhétorique. Car si le cinéaste s’ausculte et se fait ausculter (y compris médicalement), il réussit le passage de la première personne à une nomination impersonnelle et allégorique. Au terme du film, c’est à la Belgique auscultée à laquelle le spectateur a eu la sensation d’être invité pendant ces trois heures que dure la première partie de Babel. »

Dominique Païni3

  • 1. Babel – Lettre à mes amis restés en Belgique (Boris Lehman, 1992)
  • 2. Boris Lehman, “Un second siècle pour le cinéma. Les films que j’ai faits et qui n’existent pas,” Artpress, 14, (1993), republished on Sabzian on 13 March 2019. Appeared in translation on Sabzian as “A Second Century for Cinema. The Films I’ve Made and Don’t Exist,” 13 January 2021.
  • 3. Dominique Païni, "Babel," in Une encyclopédie des cinémas en Belgique, ed. Guy Jungblut, Patrick Leboutte and Dominique Païni, (Liège: Editions Yellow Now, 1990), p. 41
Sat 4 Dec 2021, 9:30
PART OF
  • 16mm screening in 3 acts in the presence of the director
FILM
Babel - Lettre à mes amis restés en Belgique
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380’

Lettre à mes amis restés en Belgique is the first part of Babel, Boris Lehman’s autobiographical film diary with encyclopaedic ambitions. About to embark on a voyage to Mexico in the footsteps of Antonin Artaud, the filmmaker wanders the streets of Brussels to meet the friends he is leaving behind. Through his encounters with the city and its inhabitants, he paints a picture of Belgium as a modern-day Babel.

 

« Ma vie est devenue le scénario d'un film qui lui-même est devenu ma vie. »

Boris Lehman1

 

“To film my life, or rather to live by filming: that was my motto and my poetics when recording Babel – which lasted for ten years – a motto that has echoed on in my other films. The confusion or even fusion of what you experience and what you film obviously renders any notion of norms, genres or duration obsolete. My films are neither short nor long. They are neither documentaries nor fiction films. They form one and the same film, a unique film, a film diary written day by day, by small pieces and accumulated crumbs (my motto: 'a little every day').”

Boris Lehman2

 

« Si ce film est centré, comme à l’habitude, sur son auteur, il lui échappe totalement en définitive : l’intime devient fiction, l’égotisme devient romanesque. Babel est un exemple très remarquable de cette métamorphose d’un documentaire sur soi, autrement dit d’un journal intime filmé, en un récit imaginaire absolu. Boris Lehman interprète un personnage qui se nomme Boris Lehman. Et cela n’est pas de la rhétorique. Car si le cinéaste s’ausculte et se fait ausculter (y compris médicalement), il réussit le passage de la première personne à une nomination impersonnelle et allégorique. Au terme du film, c’est à la Belgique auscultée à laquelle le spectateur a eu la sensation d’être invité pendant ces trois heures que dure la première partie de Babel. »

Dominique Païni3

  • 1. Babel – Lettre à mes amis restés en Belgique (Boris Lehman, 1992)
  • 2. Boris Lehman, “Un second siècle pour le cinéma. Les films que j’ai faits et qui n’existent pas,” Artpress, 14, (1993), republished on Sabzian on 13 March 2019. Appeared in translation on Sabzian as “A Second Century for Cinema. The Films I’ve Made and Don’t Exist,” 13 January 2021.
  • 3. Dominique Païni, "Babel," in Une encyclopédie des cinémas en Belgique, ed. Guy Jungblut, Patrick Leboutte and Dominique Païni, (Liège: Editions Yellow Now, 1990), p. 41