Si la télévision était le cinéma, l’idéal de la speakerine s’identifierait à peu près à celui de la présentatrice de music-hall : jolie fille en maillot, accorte et pleine d’entrain. On pourrait, bien sûr, imaginer des formules plus intimement persuasives du genre « Dents blanche », par exemple, mais la speakerine de télévision s’institue très vite dans la conscience du téléspectateur comme un personnage de sa vie privée : un personnage dont la visite quotidienne doit être acceptable par toute la famille et d’abord par la femme.